Certains parents se demandent si l'ordinateur est mieux que la TV pour leurs enfants. Voici ce que disait Joelle Richardiere, pedagogue, dans le magazine Parents de juillet 2000.
Elle titre: Pas de jeux sur ordinateur avant 4 ans
"L'ordinateur n'est pas adapte a l'univers de l'enfant jusqu'a ses 4 ans. L'adulte vit dans un univers conveptuel alors que le jeune enfant, lui, est dans un monde de perceptions et il a besoin d'activites distinctes. Pourse construire, il va imiter son entourage, ses gestes, ses paroles et son comportement. Face a l'ordinateur, il imite une machine. Bien sur, on peut retorquer qu'en jouant sur l'ecran, le tout-petit a envie de copier les grands mais c'est un pretexte fallacieux: ce n'est pas parce qu'un enfant voit ses parents conduire qu'il faut le mettre au volant d'une voiture!
s'il veut faire "comme papa", il est plus judicieux de lui offrir un jouet specifiquement concu pour lui. C'est en sentant, touchant, manipulant, que les enfants enrichissent leurs acquisitions. Ces experiences sensorielles vont nourrir son imaginaire et lui permettre de prendre progressivement sa place dans son environnement. Or, la conception meme du programme des CD-rom "d'eveil" lui enleve toute initiative, ce qui reduit son monde imaginaire et, de surcroit, le trompe sur la realite. L'interactivite, le principe essentiel du jeu (le "heros" parle a l'enfant, l'encourage, le felicite...) fait qu'il n'a aucun recul par rapport au jeu, base sur une relation mecanique et illusoire dans un univers virtuel. Tous les specialistes le savent: il est necessaire de passer par des experiences concretes pour acceder a l'abstraction. On ne doit pas bruler les etapes. De plus, on ne mesure pas suffisamment les risques de l'ordinateur sur la sante. D'une part, ce n'est pas un objet concu et donc adapte a l'enfant sur le plan ergonomique.
D'autre part, le "bombardement" d'electrons au niveau de l'ecran cree un champ magnetique circulaire. N'oublions pas que les tout-petits sont encore immatures sur le plan neurologique, psychique et physiologique.
Des pedopsychiatres comme Marcel Rufo et des chercheurs scientifiques comme Roger Santini, de l'INSA (Institut national des sciences appliquees), reconnaissent la nocivite de l'ordinateur. Il est aberrant, affirme Roger Santini, de laisser des enfants devant les ordinateurs avant l'age de 6 ans. Et au-dela, il faut veiller a ne pas depasser 20mn par jour. Car ils se retrouvent devant des emissions de lumiere vive, d'alternance rapide de couleurs qui augmentent la fatigabilite oculaire, l'excitabilite du systeme nerveux. D'autant que la proximite de l'ecran est un risque supplementaire. L'instabilite de l'image comme le scintillement provoquent une hyperexcitabilite des yeux, trop sollicites, et un stress global.
C'est pourquoi il est essentiel que les parents s'informent davantage sur l'effet reel des jeux 'd'eveil'. Ainsi , ils choisiront en connaissance de cause ce qui peut reellement 'eveiller' leur enfant a la vie."
mercredi 10 septembre 2008
dimanche 3 février 2008
imitation et identification
La personnalité d'un enfant se construit à travers les processus d'imitation et d'identification.
Stephane Clerget écrit "c'est à partir du moment ou il se reconnaît dans le miroir - c'est à dire se reconnaît en tant qu'humain - qu'il associe progressivement l'être et sa représentation, se mettant alors à imiter autant le modèle humain dans sa réalité que sa représentation télévisuelle.(p 24)
"Les parents sont le principal support d'identification de l'enfant, mais sa nourrice ou son personnage de dessin animé préféré peuvent en être d'autres"(p 32)
Ainsi nous faisons tous attention aux fréquentations de nos enfants, nous ne les confions pas à n'importe qui, nous les protégeons d'influences néfastes.
Pourtant rare sont les parents qui regardent les programmes que leurs enfants regardent. Via la télévision ils assistent à des scènes que nous ne les laisserions jamais voir dans leur vie réelle.
Et combien de temps passe t-il devant le petit écran ? Combien de livre lisent-ils ? Combien de temps passent-ils à faire des activités avec leurs parents ?
Et quand je parle d’activités, je ne parle pas de manger, se laver, se coucher, faire leurs devoirs…
Nos enfants se construisent à travers ces imitations et identifications, mais combien de sources ont-ils à leur disposition et en quelle quantité ?
Je trouve très intéressant d’observer les jeux et le comportement de nos enfants afin d’identifier leur source d’inspiration. Je vois leurs jeux varier selon ce que l’on a vu, fait, lu dans la journée ou les jours précédents.
Je vois des enfants jouer tout le temps au même jeu, reproduire le même seul et unique personnage, parfois de façon obsessionnelle. Ou, je vois des enfants qui ne veulent pas jouer, ils veulent regarder le TV ou jouer sur l’ordinateur.
Il nous est déjà arrivé, plusieurs fois hélas, d’être invités chez des amis dont les enfants réclamaient la TV ou l’ordinateur au lieu de profiter de l’opportunité d’avoir des copains à la maison. Mon fils était choqué et se plaignait « maman, elle s’est enfermée pour jouer à l’ordinateur et il regarde la TV, ce n’est pas normal, on ne fait pas ça quand on a des invites, hein maman ? »
Stephane Clerget écrit "c'est à partir du moment ou il se reconnaît dans le miroir - c'est à dire se reconnaît en tant qu'humain - qu'il associe progressivement l'être et sa représentation, se mettant alors à imiter autant le modèle humain dans sa réalité que sa représentation télévisuelle.(p 24)
"Les parents sont le principal support d'identification de l'enfant, mais sa nourrice ou son personnage de dessin animé préféré peuvent en être d'autres"(p 32)
Ainsi nous faisons tous attention aux fréquentations de nos enfants, nous ne les confions pas à n'importe qui, nous les protégeons d'influences néfastes.
Pourtant rare sont les parents qui regardent les programmes que leurs enfants regardent. Via la télévision ils assistent à des scènes que nous ne les laisserions jamais voir dans leur vie réelle.
Et combien de temps passe t-il devant le petit écran ? Combien de livre lisent-ils ? Combien de temps passent-ils à faire des activités avec leurs parents ?
Et quand je parle d’activités, je ne parle pas de manger, se laver, se coucher, faire leurs devoirs…
Nos enfants se construisent à travers ces imitations et identifications, mais combien de sources ont-ils à leur disposition et en quelle quantité ?
Je trouve très intéressant d’observer les jeux et le comportement de nos enfants afin d’identifier leur source d’inspiration. Je vois leurs jeux varier selon ce que l’on a vu, fait, lu dans la journée ou les jours précédents.
Je vois des enfants jouer tout le temps au même jeu, reproduire le même seul et unique personnage, parfois de façon obsessionnelle. Ou, je vois des enfants qui ne veulent pas jouer, ils veulent regarder le TV ou jouer sur l’ordinateur.
Il nous est déjà arrivé, plusieurs fois hélas, d’être invités chez des amis dont les enfants réclamaient la TV ou l’ordinateur au lieu de profiter de l’opportunité d’avoir des copains à la maison. Mon fils était choqué et se plaignait « maman, elle s’est enfermée pour jouer à l’ordinateur et il regarde la TV, ce n’est pas normal, on ne fait pas ça quand on a des invites, hein maman ? »
samedi 2 février 2008
Retard du développement
Le livre du docteur Stéphane Clerget « Ils n’ont d’yeux que pour elle » permet de se poser des questions sur les influences de la Télévision. Des les premières pages il raconte l’histoire de Valentin, 18 mois, souffrant d’un important retard du développement. Apres enquête, les parents découvrent que leur enfant chéri passe la plupart de son temps dans un transat en face de la Télévision, sa nounou ne lui procurant aucun soin éducatif et affectif.
Il écrit « cette consommation télévisuelle, active ou passive, n’est pas sans conséquences sur leur développement intellectuel et affectif. Si les parents les connaissaient, ils s’empresseraient de se débarrasser de leur(s) poste(s) de télé. Mais il leur faudrait alors accorder davantage de temps a leurs enfants, accepter d’être plus souvent « déranges » par eux. C’est parce que l’adulte est fatigue ou occupe a autre chose, parce qu’il n’est pas disponible, que le petit reste cloue devant l’écran. » (p15-16)
Beaucoup de parents ont pris l’habitude d’utiliser la baby-sitter la moins chère du monde : la télévision. Ce choix n’est pas sans conséquences. Cela vaut sans doute la peine d’y réfléchir, de considérer les effets négatifs potentiels de cette baby-sitter n’est ce pas ?
Bien sur c’est pratique, mais avant l’existence de la TV, les parents s’en sortaient aussi. Il me parait essentiel de tenir les parents informes, de les aider a s’informer afin qu’ils fassent leur choix en connaissance de causes ou plutôt de conséquences.
C’est un peu comme fumer, même si cela procure du plaisir c’est néfaste pour la santé. Nous connaissons les conséquences de l’usage du tabac, nous pouvons quand même continuer a fumer.
Bien sur, il faudra sans doute encore attendre longtemps avant que les gouvernements informent les parents des dangers lies a la consommation télévisuelle de la même façon qu’ils ont informe les gens des danger de la consommation du tabac.
Il écrit « cette consommation télévisuelle, active ou passive, n’est pas sans conséquences sur leur développement intellectuel et affectif. Si les parents les connaissaient, ils s’empresseraient de se débarrasser de leur(s) poste(s) de télé. Mais il leur faudrait alors accorder davantage de temps a leurs enfants, accepter d’être plus souvent « déranges » par eux. C’est parce que l’adulte est fatigue ou occupe a autre chose, parce qu’il n’est pas disponible, que le petit reste cloue devant l’écran. » (p15-16)
Beaucoup de parents ont pris l’habitude d’utiliser la baby-sitter la moins chère du monde : la télévision. Ce choix n’est pas sans conséquences. Cela vaut sans doute la peine d’y réfléchir, de considérer les effets négatifs potentiels de cette baby-sitter n’est ce pas ?
Bien sur c’est pratique, mais avant l’existence de la TV, les parents s’en sortaient aussi. Il me parait essentiel de tenir les parents informes, de les aider a s’informer afin qu’ils fassent leur choix en connaissance de causes ou plutôt de conséquences.
C’est un peu comme fumer, même si cela procure du plaisir c’est néfaste pour la santé. Nous connaissons les conséquences de l’usage du tabac, nous pouvons quand même continuer a fumer.
Bien sur, il faudra sans doute encore attendre longtemps avant que les gouvernements informent les parents des dangers lies a la consommation télévisuelle de la même façon qu’ils ont informe les gens des danger de la consommation du tabac.
interview du Docteur Stephane Clerget
voici un entretien relevé dans le magazine Enfants.
« Ils n’ont d’yeux que pour elle » du Dr Stephane Clerget (ed Fayard)
Dr Stephane Clerget (pédopsychiatre) :
« Le télévision est devenue un objet banalise. Les parents ne se rendent pas compte de sa toxicité. Mais eux, étant enfants, ne la regardaient pas autant. Les programmes n’étaient pas les mêmes. Et par ailleurs, ils faisaient plus de choses en dehors de la télévision. Aujourd’hui, les parents ne savent pas toujours que leurs enfants passent beaucoup de temps devant le petit écran. »
Un enfant a l’air très concentre devant le poste, c’est faux ?
Dr Stephane Clerget :
« Pas concentre, hypnotise ! La télé capte l’attention mais ne la rend pas. En classe on reconnaît les enfants qui regardent trop la télévision : leur attention est plus difficile a capter. La télé agit comme une drogue. Comme quelqu’un qui prendrait toujours du piment et qui trouverait que, sans, les aliments n’ont aucun goût. »
« Trop de télévision rend plus difficile et pénible la réalité. Cela peut maintenir le tout-petit dans les pensées magiques, dans l’idée que les objets sont vivants. Cela ne le sensibilise pas à l’humain. Je dirais même que cela lui donne une idée virtuelle de lui-même.
Extrait de l’article « Laisser un enfant devant la télé, c’est le confier a des inconnus » écrit par Maria Poblete
Page 82 et 83 du magazine Enfants, Decembre 2002, Numero 316
« Ils n’ont d’yeux que pour elle » du Dr Stephane Clerget (ed Fayard)
Dr Stephane Clerget (pédopsychiatre) :
« Le télévision est devenue un objet banalise. Les parents ne se rendent pas compte de sa toxicité. Mais eux, étant enfants, ne la regardaient pas autant. Les programmes n’étaient pas les mêmes. Et par ailleurs, ils faisaient plus de choses en dehors de la télévision. Aujourd’hui, les parents ne savent pas toujours que leurs enfants passent beaucoup de temps devant le petit écran. »
Un enfant a l’air très concentre devant le poste, c’est faux ?
Dr Stephane Clerget :
« Pas concentre, hypnotise ! La télé capte l’attention mais ne la rend pas. En classe on reconnaît les enfants qui regardent trop la télévision : leur attention est plus difficile a capter. La télé agit comme une drogue. Comme quelqu’un qui prendrait toujours du piment et qui trouverait que, sans, les aliments n’ont aucun goût. »
« Trop de télévision rend plus difficile et pénible la réalité. Cela peut maintenir le tout-petit dans les pensées magiques, dans l’idée que les objets sont vivants. Cela ne le sensibilise pas à l’humain. Je dirais même que cela lui donne une idée virtuelle de lui-même.
Extrait de l’article « Laisser un enfant devant la télé, c’est le confier a des inconnus » écrit par Maria Poblete
Page 82 et 83 du magazine Enfants, Decembre 2002, Numero 316
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