samedi 3 mars 2007

Quelques questions essentielles



"En quelques années, l'enfant est devenu la cible la plus prisée des hommes du marketing, tant la puissance d'achat impressionne (l'express 12/4/2001)

- Les enfants deviennent-ils des cibles par amour pour eux?

Dans un article, David Grossman, spécialiste international du crime, expliquait comment fonctionnent les mécanismes de désensibilisation et de brutalisation que subissent nos enfants.

De plus en plus de crimes et de violence sont commis par des jeunes, voire des enfants: "lorsque de jeunes enfants voient, à la télévision, tuer, poignarder, violer, brutaliser, humilier ou assassiner, pour eux c'est comme si cela se produisait vraiment.

Lorsqu'un gamin de 3, 4 ou 5 ans regarde un film et passe la première heure et demie à établir un rapport avec l'un des personnages, puis voit, dans les dernières 30 minutes, sans rien pouvoir faire, son nouvel ami poursuivi et assassiné, cela équivaut, moralement et psychologiquement, à lui faire faire connaissance d'un petit camarade, à le laisser jouer longuement avec lui, puis à égorger son nouvel ami sous ses yeux."

Les enfants, aujourd'hui sont soumis à ce genre de brutalisation non pas une fois, mais des centaines de fois. On leur dit bien sur "c'est pour rire! Regarde c'est juste la télé", les gamins hochent de la tête et répondent OK, mais la vérité est qu'ils ne sont pas encore capables de faire la différence.

Dans le numéro du 10 Juin 1992, le "journal of the American Medical Association" a publié une étude sur l'impact de la violence à la télé. Dans les pays ou régions avec tv, on a observé, dés l'apparition du nouveau média, une explosion de violence sur les terrains de jeux pour enfants, puis, quinze ans plus tard, un doublement du nombre des meurtres. Pourquoi ce laps de 15 ans? Parce que c'est le temps qu'il faut à un enfant brutalisé à l'age de 3 a 5 ans, pour atteindre "l'age du premier crime" (A l'essentiel 26/02/2003)

Cela fait peur?
C’est excessif?
Vraiment?

Et cette désensibilisation à la violence?
Alors cette montée des crimes et violences qui touchent la France aussi chez les jeunes n'a aucun rapport avec la vision répétée d'images de violence?

Même les dessins animés sont dangereux, il y en a beaucoup ou la réponse est toujours et immédiatement un acte violent, sans parler des jeux vidéos!

- et voici une autre question: si la répétition d'images n'avait aucune influence sur les individus, alors pourquoi les sociétés dépenseraient-elles des milliards en publicité?

- enfin, l'enfant, surtout avant 6 ans ou il ne sait pas encore différencier fiction et réalité mais aussi entre 6 ans et 10 ans, ou il est encore en plein apprentissage de cette différenciation et de l'abstraction, emmagasine ce qu'il voit. Il vous répondra ce que vous voulez entendre. La conséquence arrivera bien plus tard. L'enfant le plus entouré n'est pas imperméable à la désensibilisation à la violence opéré par l'exposition à cette dernière via la TV...

Et l'imagination?

"L’imagination est indispensable à l'enfance. Mais dans notre occident libéral, on propose moins aux enfants de rêver que de consommer du rêve: jeux vidéo, marques à la mode, séries tele..."
(Malaise au pays des merveilles, telerama numero 2602)"

-l'être humain a besoin d'imaginaire, il peut se fabriquer le sien propre ou consommer celui de quelqu'un d'autre.
Si il n'a pas la TV il va peut-être lire et se fabriquer ses images et si il n'a pas de livre il va aussi imaginer l'histoire, mais il ne restera pas sans monde imaginaire...
alors lequel?

Voltaire écrivait "plus les hommes seront informés et plus ils seront libres"
Et c'est de cette liberté là dont je parle, la liberté de savoir ce à quoi on expose nos enfants et les conséquences potentielles, après chacun est libre de choisir et même de s’informer ou de refuser l’information.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

merci de publier ce texte oui c vrai tu as reelment raison de nous informer de tout ca